Migrations et gouvernance mondiale

Isabelle de Chauliac nous présente ici ses quelques notes prises au cours de la conférence « Gouvernance internationale et politiques migratoires » de Gérard-François Dumont dans le cadre du colloque « Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle »

La question des migrations doit être posée à l’échelle internationale. Il convient pour cela de faire progresser les droits de l’homme et de mettre en avant la liberté de circulation comme un droit essentiel.

« Commerce et migration sont liés », explique Gérard-François Dumont (Sorbonne, Paris IV).

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Aujourd’hui, le monde migratoire n’est plus le même : les pays jouent à la fois le rôle de terre de transition et de terre d’accueil ou d’exil.
Le monde est ouvert et les migrants conservent des liens avec leur pays d’origine grâce aux nouvelles technologies. Mais la grande majorité des hommes souhaite vivre et travailler chez elle. Plus de 96% de l’humanité vit dans le pays où elle est née.

Il convient, dans le cadre d’une gouvernance mondiale, d’améliorer les instruments de comptage des migrations, d’améliorer les droits des migrants, d’imaginer des systèmes de refuge collectif en cas de guerre par exemple, de développer des organismes régionaux.
Le catéchisme de l’Église catholique s’exprime sur le sujet :

« Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire ce peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. » (article 2241)

« La gouvernance mondiale en matière de migration peut progresser mais cela suppose de dépasser les bons sentiments en respectant le principe de subsidiarité », conclut Monsieur Dumont.

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