Gouvernance mondiale – la question environnementale

Isabelle de Chauliac nous présente ici ses quelques notes prises au cours de la conférence « Le test de la question environnementale » de Laurence Tubiana dans le cadre du colloque « Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle »

Le Sommet de Rio a donné une vision fondamentalement différente de la mondialisation car les pays en développement sont souvent les plus actifs sur la question de l’environnement. Les États-Unis se posent la question de la compatibilité entre croissance économique et la protection de l’environnement.

Qui détient le leadership sur l’environnement ?

« L’Europe de temps en temps » répond Laurence Tubiana.
Les réseaux de scientifiques sur le bio climat, sur la bio diversité ont un rôle moteur. Il ne peut y avoir de croissance économique sans protection de l’environnement. Ces réseaux et ces groupes ont une vision à long terme du problème.

« Nous avons lentement produit des règles et des normes collectives. Afin de réfléchir au futur de la gouvernance mondiale, il convient de donner une place aux réseaux ».

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Les institutions sont plutôt en retard sur la question de l’environnement. On travaille depuis 1995 sur la création d’un OME (Organisme Mondial de l’Environnement) ; mais aujourd’hui, il n’y a pas encore de consensus sur l’économie verte.
L’environnement peut être un fédérateur comme source de conflit. Il ne s’agit pas bien sûr de mettre en place un gouvernement des experts.

« Mais je pense que les organismes internationaux doivent intégrer l’environnement dans leur réflexion et que la connaissance sert de base à la paix entre les nations », précise Laurence Tubiana.

« Les idées sont une force et un moyen puissant pour aller vers la gouvernance mondiale. Ma compréhension de l’autre et la compréhension de l’ensemble des risques qui nous menacent permettra une gouvernance ».

Les experts auraient pour rôle, non de prendre le pouvoir, mais d’interpeller publiquement les états.