Colloque – Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle

Monseigneur Eric de Moulins-BeaufortMonseigneur Eric de Moulins-Beaufort, directeur du département « Société, Liberté, Paix », au sein du pôle de Recherche, explique ici les raisons pour lesquelles le Collège des Bernardins propose, du 23 au 25 mars 2011, un colloque sur la gouvernance mondiale.
Intitulé « Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle », ces deux jours de débat offriront au public du Collège des Bernardins de riches enseignements délivrés par de nombreuses personnalités de renom.

Pourquoi le Collège des Bernardins propose-t-il un colloque sur la Gouvernance mondiale ?

Depuis Benoît XV, au sortir de la première guerre mondiale, et jusqu’à Benoît XVI inclus, les Papes évoquent une autorité mondiale. Jean XXIII salue l’ONU comme une réalisation, encore imparfaite mais bienvenue, de cet idéal.
La question se pose : de quoi les Papes parlent-ils ? Pour quelles raisons ? Cette idée d’une autorité mondiale, au-delà des organisations existantes, serait-elle une utopie ? Comment la définir ? Est-il réaliste de vouloir qu’une autorité mondiale respecte l’égalité entre les États et les cultures de chacun ?
Cette amorce de réflexion mérite d’être confrontée aux débats politiques et économiques actuels.
Deuxième raison d’aborder ce sujet : l’Église comme la gouvernance sont universelles. L’essence même de l’Église porte donc à cette réflexion.

Quels sujets d’actualité émanent de la problématique de fond du colloque ?

L’économiste et historien, Nicolas Baverez, dans le Figaro Magazine, évoque une phase de « désoccidentalisation » du monde. Il interviendra au colloque.
Il sera intéressant, en réfléchissant sur la gouvernance mondiale et l’éthique, de nous demander si cette idée est une idée purement occidentale. Le monde se construit-il et sur quelles idées, pour quel projet ? Comment capitaliser sur ce que l’Occident a de bon à proposer au monde, malgré sa perte de leadership ?
L’Europe, par exemple, constitue un projet d’union au-delà d’une domination politique et économique.
Autre aspect du problème : les nations et les sphères culturelles ont repris depuis quelques années une importance oubliée. Peut-on espérer que les cultures s’ouvrent les unes aux autres sans se perdre ?

Réservez votre place et participez au colloque « Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle.

Programme du colloque Gouvernance mondiale et éthique au XXIe siècle

Poursuivre votre lecture par les interviews de Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort (Collège des Bernardins), Philippe Herzog (Confrontations Europe), Philippe Poirier (Université du Luxembourg), Yves Boyer (FRS) et Yves-Charles Zarka.