Koyamaru de Jean-Michel Alberola

Rodolphe Olcèse a intégré le département « La parole de l’art » en juin 2011 au moment où était présenté, dans le cadre de ce séminaire, le film de Jean-Michel Alberola « Koyamaru« .
Philosophe, critique de cinéma dans les revues Bref, ArtPress et autres, il est aussi réalisateur lui-même.
Il nous a donné, peu après la séance, sa fine analyse du film.

Koyamaru est un village minuscule perdu dans les montagnes, à 300 km au Nord-Ouest de Tokyo. Jean-Michel Alberola s’y est rendu régulièrement, pendant deux années, pour approcher conjointement, par la fréquentation de la dizaine d’habitants qui y vivent, la figure du « paysan universel » et la pratique du cinéma.

Jean-Michel Alberola, qui a pour bagage une longue expérience des arts plastiques, s’est ainsi efforcé de prendre, à l’aide du médium filmique alors nouveau pour lui, le pouls d’une présence au monde oubliée par le confort moderne, confort qui ne va jamais sans élaguer profondément nos possibilités d’existence, et sans doute blesse irréversiblement quelque chose de notre humanité.
C’est que, précisément, les possibilités humaines de vivre, et conséquemment de penser, se déploient dans et par la rencontre du monde, et son éventuelle résistance aux actes les plus simples, et, au premier abord, les plus irréfléchis, par lesquels nous nous tournons vers lui : respirer, manger, habiter.
De tels actes sont au cœur de Koyamaru, et constituent sa matière vive.


Pour lire l’intégralité de l’analyse de Rodolphe Olcèse, cliquez simplement sur le lecteur PDF intégré ci-dessous :

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N’hésitez pas non plus à lire l’analyse du directeur de ce département, Jérôme Alexandre : Si tu savais le don de Dieu !