Pourquoi la Fraternité ?

Chronique des séminaires de recherche – Partager les sujets et idées débattues au sein des différents séminaires.

Si l’on s’interroge sur les fondements du droit, l’on découvre deux grandes directions : la liberté et l’égalité.
La liberté qui s’intéresse au sujet et à sa volonté : le sujet s’approprie la nature par son travail, se lie aux autres par un contrat et parfois dans l’exercice même de sa liberté déroge à ses obligations.
L’autre direction, plus objective, prend moins en compte la volonté du sujet sur la société que le sujet en tant que membre du corps social : le sujet est avant tout un être de besoin ; la société, le droit, veille à une juste distribution.

Le droit semblerait s’orienter dans deux directions contradictoires : l’une privilégiant l’individu, l’autre la société.

Deux fondements qu’examine avec précision, le professeur de droit Xavier Dijon et qui font surgir la question de la Fraternité. Pour lui,

« en l’absence de cette médiation fraternelle qui permet la conjonction, sans trop de violence, de la liberté et de l’égalité, nous risquons d’avoir deux miroirs parallèles qui se renvoient une image indéfinie, sans médiation. »

Si essentielle que puisse être la fraternité quelle place lui accordent les théories du droit dans notre Modernité ? Et donc quelle place pour la personne handicapée ?

Séminaire sur « Vie normale, vie parfaite, vie handicapée » du département Éthique biomédicale.

  • Séance n°3, (12/01/2011) : Droit-liberté/droit-créance « de la réparation à la compensation »

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