Une alternative humaniste au capitalisme et à l’étatisme.

Le « mardi des Bernardins » du 18 janvier 2011 sur le thème de « L’économie sociale : utopie, expérience marginale, voie d’avenir ? » a été passionnant et riche en informations, mais aussi source d’espoirs.

Assez peu connue du grand public, l’économie sociale met en œuvre plusieurs principes de fonctionnement qui la distinguent nettement du capitalisme, notamment : la primauté de l’homme sur le capital, la recherche de l’intérêt général et de l’utilité sociale (au lieu du profit), et l’indivisibilité du patrimoine de l’entreprise qui reste la propriété de ses employés.
Les coopératives, les mutuelles et les associations sont les principaux types de sociétés à classer dans l’économie sociale.

On peut difficilement la qualifier d’utopie ou d’expérience marginale puisque ce modèle économique représente une part non négligeable de l’activité mondiale (environ 7 % de l’emploi salarié européen en 2002-2003).
En Europe, l’exemple le plus visible est le groupe Mondragon construit sur le modèle coopératif, qui se situe à la 7ème place des entreprises espagnoles avec  85 000 employés , un CA de 14,7 Md d’euros et une présence dans 60 pays.
En France, les mutuelles occupent une place majeure dans les assurances et les coopératives agricoles (par exemple) sont légion.

L’économie sociale m’est apparue clairement comme une alternative viable aux deux grands modèles économiques majoritaires : le capitalisme et l’étatisme.

Sans être une panacée, elle sait en éviter les gros écueils : l’enrichissement outrancier d’une minorité, l’exploitation des hommes, la mise en péril des économies, la destruction de l’environnement et la perte des libertés individuelles.

Lors de cette soirée, les trois intervenants (Jean-Marc Borello, Jose Maria Larramendi et Hugues Sibille) ont conquis le public par leurs propos clairs, réalistes et responsables. Ainsi,  Jean-Marc Borello a milité pour la « biodiversité des entreprises », à savoir la coexistence pacifique de l’économie sociale et des autres économies.

Belle leçon d’humanisme : nous n’avons pas affaire à des fanatiques obsédés par l’élimination de ceux qui ne pensent pas comme eux, ni à des prédateurs avides de conquérir un marché pour engranger un maximum de profits.


L’économie sociale : utopie, expérience marginale…
envoyé par college-des-bernardins.

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