Ecole et République

En va t-il de l’AUTONOMIE comme il en fut pour l’autogestion ?

Une projection du réel plus qu’un vécu ?

Comment imprimer la marque de la volonté librement déterminée pour ne pas penser et agir que sous la seule pression des déterminismes de toutes sortes ?

Je me risque à proposer une définition de l’autonomie :

 » En connaissance des données préétablies et des résultats recherchés, être autonome, c’est

– disposer de la possibilité d’agir sur ces données et sur la détermination des résultats
– disposer de la liberté des protocoles opérationnels pour conduire l’action
– disposer de la liberté de gérer l’organisation du travail et des moyens
– combiner l’évaluation interne avec l’évaluation externe

Être autonome, c’est le pouvoir d’aménager sa vie refusant l’enfermement dans sa condition sans pour autant dénier son réel ou devoir se livrer au seul imaginaire.

Fernand GIRARD

Les Mardis des Bernardins – Changer le regard sur le vieillissement

Ô vieillesse ennemie !, s’exclamait Don Diègue dans Le Cid de Corneille, s’enflammant contre la faiblesse de son corps qui l’empêchait d’agir comme il l’aurait voulu vis-à-vis de son ennemi Don Gomès : le code d’honneur aurait exigé un défi en duel. Cette mise en accusation de la vieillesse nous parle encore aujourd’hui, alors que la jeunesse est survalorisée. Alors que la vie s’allonge et que les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses dans la société, pourquoi et comment faut-il changer nos représentations de la vieillesse ? Lire la suite…

Les Mardis des Bernardins – Le numérique renouvelle-t-il la création artistique ?

 

« Si Léonard de Vinci avait eu une imprimante 3D… »

« …je suis certain qu’il l’aurait utilisée ! », s’exclamait Lyes Hammadouche en évoquant son travail au Collège des Bernardins. Il expliquait que le numérique permettait un gain de temps dans la création artistique, non pour mépriser « la beauté du geste artisanal, du mouvement », mais pour mieux développer les possibilités de son art. Et Gaël Charbau, commissaire de l’exposition, d’ajouter que l’artiste doit toujours « critiquer ses propres outils », ne pas être « dans une fascination béate et naïve » pour ces derniers : le numérique comme medium doit rester au service d’un grand but, celui de la création artistique, de la recherche du « sublime » (Lyes Hammadouche). Lire la suite…